Hélène Marinetti

Hélène Marinetti

Diplômée de latin-grec, Hélène Marinetti est partie en 1968 à la découverte de l’Inde, et ce fut le point de départ de sa passion pour le sanskrit et la culture indienne. Elle nous raconte son cheminement intérieur.

Acropolis : Comment avez-vous découvert votre passion pour l’Inde ?

Hélène Marinetti : En 1968, je suis partie pour la première fois en Inde, à l’aventure, et j’ai senti immédiatement une exaltation, un bonheur, une certitude intérieure. A mon retour, j’ai commencé l’étude du sanskrit à la Sorbonne, ainsi que celle du Hindi et du Tamoul à l’Institut des Langues Orientales. En 1970, je suis repartie en Inde, avec mon futur époux, et nous y avons vécu sept ans, à New Delhi principalement. Nous avons bien sûr voyagé partout en Inde, travaillé et étudié. Mon premier fils est né en 1975. Avant de revenir en France, en 1977, nous avons passé une année à Lonavla, dans un centre réputé de Yoga, où nous avons étudié en profondeur la pratique du yoga et les textes sanskrits relatifs à cette culture.

A. : Comment s’est passé votre retour en France ?

H.M. : Nous avons ouvert un magasin diététique, étudié la naturopathie. Mon deuxième fils est né. Après quelques années, j’ai choisi de continuer seule sur mon chemin. J’ai vécu pendant huit ans près d’un monastère de rite syriaque, étudiant aussi l’hébreu et la kabbale. Cet endroit était vraiment extraordinaire, magique. On y goûtait la présence du sacré, du silence, de la paix. L’accueil et la bonté des moniales y étaient exceptionnels. Tout en vivant au village proche, avec mes fils, j’ai fait un retour aux sources, retrouvant l’essence de la Tradition chrétienne. L’Inde, qui avait été mise un peu de côté, est ensuite revenue en force. J’ai pu apprécier avec plus de profondeur, le message universel que le sanskrit véhicule, le sanatana Dharma. Sans plus rien rejeter, recherchant sur la base de toutes ces connaissances, la Tradition-Une et fondamentale, si perceptible dans la culture védique.

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Extrait de la Conférence : Chants Soufis - voix des cœurs
Organisée par l’association VSMF “valeurs et spiritualité musulmane en France”
Source : www.vsmf.net

[...] Et c’est là ou est l’unité qui se tient au-delà des oppositions et des antinomies,
Parce que l’unité c’est celà, c’est ce qui résout la division, c’est ce qui l’efface au profit de l’harmonie et de la concorde du côté humain. Et du côté spirituel c’est la réalisation et l’accomplissement d’une station divine, c’est à dire le fait d’entrer dans La station divine.
Un Soufi à dit que la station divine était la résolution des oppositions et des conflits, conflits intérieurs d’abord bien évidemment, la nous sommes dans le domaine de l’intériorité.

Qui goûte à cette station de l’unité, et bien celui-là je peux vous le dire, suivant l’enseignement de notre saint prophète c’est une miséricorde pour les hommes, et lorsqu’il parle et lorsqu’il agit, il le fait dans la concorde dans la paix et dans l’amour, parce qu’il n’est pas divisé, il est unifié si je puis me permettre cette expression.

Et surtout il honore toute chose selon le rang que la sagesse divine lui a donné.
Chaque chose est honorée, ça, c’est la vision du soufisme.

Il n’y a pas d’être sur terre qui ne soit pas honoré.
Et c’est pour cela d’ailleurs qu’ils disent cette parole immense qui à elle seule peu donner lieu à beaucoup de commentaires.
Qui n’est pas reconnaissant en vers les hommes ne l’est pas envers Dieu.
Man lam yachkuru nnas lam yachkurullâh [...]

Professeur Daniel roussange
Spécialiste de la littérature musulmane

N° 9

Plusieurs voies mènent à Dieu, j’ai choisi la voie de la danse et de la musique.“.
Mawlana Jalal ud-din Rumi (13e siècle)



Titre : Taksim
Album : Les derviches de Turkie

Fresque derviches Tourneurs | Source : www.egothemag.com

Fresque derviches Tourneurs Source : www.egothemag.com

‘Abd’l Qader al-Jilani (1083-1166) occupe une place centrale dans l’histoire du soufisme. Fondateur éponyme d’un ordre soufi présent absolument partout dans le monde musulman, il fit également de son époque un moment charnière en établissant et légitimant durablement la mystique confrérique au sein des sociétés musulmanes.

Bagdad

Source : www.mmsh.univ-aix.fr

Il advint aussi qu’une fois ses maigres ressources épuisées, la misère vint toucher le jeune Abdel Qader. En quête de nourriture, celui-ci sortait alors vers les bords du Tigre ou à la campagne à la recherche des déchets de légumes et de salades laissés par les cultivateurs. En d’autres temps, c’était les fruits du caroubier qui lui servaient d’aliments. À peine vêtu, il circulait pieds nus dans les sables, les pierres, les ronces, les épines des chemins. N’ayant pas de domicile, il passait ses nuits par la ville, dans les ruines de Madaïne .

Pour comble d’infortune, il était fréquemment sujet à des évanouissements, des défaillances, voire des extases qui se prolongeaient parfois durant de longues heures. Il avait alors toutes les apparences d’avoir cessé de vivre. Il arriva une fois où ces états de léthargie se prolongèrent tant que ceux qui le virent le crurent réellement mort et firent procéder aux soins mortuaires puis l’emmenèrent au cimetière avant qu’un ultime remuement de paupières lui évita l’enfouissement. Parfois il éprouvait aussi l’étranges sensations, qu’un poids incommensurable retombait su ses épaules. Telle une montagne renversée sur lui.

Pendant ce genre de crise ils se jetait à terre et récitait les versets coraniques suivant :

« Et en vérité, à côté de l’adversité est l’aisance, oui à côté de l’adversité est le bonheur ! »
Coran IVLC/ 5- 6

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NEW DELHI, INDE, le 6 décembre 2005

Illustration manuscrite de la bataille de KurukshetraDes millions d’indiens et autres ressortissants se sont imbibés de sa sagesse à travers les générations, l’ont lu sous forme de bande dessinée et même l’ont vu prendre vie à la télévision. Maintenant, des centaines d’experts en Inde et à l’étranger sont en train de travailler sur un projet d’un million de dollars afin de rendre disponible le Mahabharata à la plus large audience possible sous une forme encyclopédique.

Considéré comme un opus géant de l’Inde ancienne, le Mahabharata(1) est une saga colossale du bien triomphant sur le mal, qui a survécu à travers les âges comme une tradition vivante défiant le temps, les conquêtes et le colonialisme. Le Mahabharata est souvent désigné comme le plus long, et sans doute l’un des plus grands poèmes épiques au monde, toutes langues confondues. Le conte, rapporté par un sage Hindou Ved Vyas il y a des siècles, est tissé autour de l’histoire d’un conflit entre deux dynasties rivales, les Pandavas et les Kauravas, environ en 3000 avant Jésus-Christ. Il sert également de décor au champ de bataille de la Bhagavad-Gîtâ.

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‘Abd’l Qader al-Jilani (1083-1166) occupe une place centrale dans l’histoire du soufisme. Fondateur éponyme d’un ordre soufi présent absolument partout dans le monde musulman, il fit également de son époque un moment charnière en établissant et légitimant durablement la mystique confrérique au sein des sociétés musulmanes.

En ces temps lointain, les voyages n’étaient pas chose faciles. On devait attendre le départ d’une caravane et l’accompagner. L’escorte avait à peine quitté la ville qu’elle fut rejointe par des brigands montés sur des chevaux. Après avoir razziés tout ce que comportait la caravane, l’un des brigands alla demander une dernière fois si l’assemblée leur avait caché quelque chose ; ce dernier n’avait alors pas aperçu dans le bagage d’Abdel Qader quoi que ce fut de quelques valeurs et il allait passer outre lorsque notre jeune voyageur avoua receler sur lui 40 pièces d’or. Surpris qu’un jeune homme si modestement équipé porte sur lui une somme pareille, il crut une plaisanterie et en fit rapport à son chef qui lui fit la même question. Fidèle à son serment, Abdel Qader déclara être porteur de 40 dirhams que sa mère avait enfermé et cousu sous son aisselle dans la couture de sa veste. Ce qui fut constaté par les bandits stupéfaits de l’innocence et de la franchise du jeune homme. Le chef de cette bande de pillards alla alors l’interroger et voulut savoir pourquoi il n’avait pas tenté de conserver son argent si bien caché en gardant le secret ? Abdel Qader compta alors son histoire, et le serment qu’il avait fait à sa mère : de ne jamais mentir ni de s’écarter du droit chemin. Ce récit fit une telle impression sur le coeur de cet homme, que dés cet instants il renonça à la vie criminelle qu’il menait. De même que tous ces acolytes.

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