Métro de Delhi (Shahadara Station)DMRC ( Compagnie de Métro de New Delhi)
s’attache au « respect des valeurs morales au travail » Des cours de Yoga sont mis en place pour aider le personnel à gérer le stress et ses conséquences.
Les pratiques spirituelles ont développé une énergie positive et cultivé l’esprit d’équipe parmi les employés: officiel.

Raga Puriya-Kalyan
Ravi Shankar

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Abd’l Qader al-Jilani (1083-1166) occupe une place centrale dans l’histoire du soufisme. Fondateur éponyme d’un ordre soufi présent absolument partout dans le monde musulman, il fit également de son époque un moment charnière en établissant et légitimant durablement la mystique confrérique au sein des sociétés musulmanes.

Anciens SoufisEn effet, avant lui, avant le XIIe siècle, le soufisme était encore l’affaire d’ascètes isolés, en marge du commun des musulmans. Cette attitude de retrait était à la fois productrice de fascination à l’égard de ces sages ermites retirés du monde, et à la fois de désapprobation voire de critiques acerbes envers leurs actes et paroles. Nous retrouvons ici cette systématique séparation entre d’une part l’engouement d’une religiosité dont la popularité n’a jamais contrarié l’expression éthique et métaphysique et d’autre part la suspicion des « officiels » de la religion pour une pensée et surtout des usages qui n’avaient pour eux que de vagues atours coraniques.

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Pour une visite familiale et conviviale, pour les amateurs de jardin ou pour une promenade en poussette, la Bambouseraie, située à coté d’Anduze dans le Gard, est le lieu tout indiqué.

Ce jardin botanique a été aménagé pour être visité par tous.
La Bambouseraie, comme son nom l’indique est avant tout un parc de bambou, où l’on peut admirer des variétés de plantes les plus communes au plus inattendues,
mais c’est aussi un jardin zen , une serre avec des plantes exotiques, un jardin aquatique avec ses poissons et ses nénuphars, et pour le plaisir de tous un labyrinthe de verdure.
La Bambouseraie regroupe aussi de nombreuses variétés d’arbres et arbustes tel qu’un ginkgo biloba, des magnolias, des camélias…
A chaque saison le jardin s’épanouit différemment, il est donc à visiter sans modération!

Petite aparté :

Rendons à César ce qui est à César, la Bambouseraie se situe en Cévennes et non en Provence!

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Icône de Saint Benoît peinte au XX° siècleFondateur de la règle bénédictine, Saint Benoît de Nurcie est né dans une famille aisée d’Ombrie qui lui donna une éducation soignée.

A Nubacie, Saint Benoît connaitra la vie d’ermite mais n’y trouvant pas l’équilibre dans sa foi, il réunit quelques compagnons pour mener une vie monastique.
En 529, la communauté est transférée vers une nouvelle abbaye au Mont Cassins, où Saint Benoît rédigera la règle bénédictine en 534.

La règle écrite par Saint Benoît détaille la vie quotidienne et spirituelle des moines.
Les fondements en sont les suivants :
- le mérite de la vie communautaire
- le silence qui participe à la communion avec Dieu
- le travail qui constitue en occupant le corps et l’esprit une protection contre toute tentation.
- l’obéissance à l’abbé et à la règle du monastère
- l’humilité, la pauvreté, la chasteté, le renoncement du monde qui permettent de se consacrer à la lecture divine et à l’œuvre de Dieu.

Vocabulaire :
érémitisme : mode de vie des ermites.
cénobite : moine qui vie en communauté.
anachorète : moine, ermite qui vit dans la solitude.

croyants-incroyants

Sultan Walad : “Les incroyants sont comme des gouttes d’eau tombées dans la terre, les croyants comme des gouttes d’eau dans la mer. Ces derniers sont unis à leur origine, les autres sont emprisonnés dans le limon terrestre. L’extérieur est périssable. L’intérieur est éternel.”

Mais qu’est-ce qu’un croyant ?

N’est-ce pas celui qui a l’intime conviction qu’au coeur de tout être vivant et de toute la création, il y a une Beauté, un Sens ultime, une Vérité, un Amour indéfinissables et impérissables, au-delà de toutes les apparences extérieures, au-delà de ce que nos sens limités nous font percevoir.

Le croyant n’est-il pas celui qui, d’une certaine manière, a éveillé son sixième sens, “l’oeil du Coeur” qui lui fait percevoir l’unité transcendante de toutes choses. Quel que soit le chemin qui est emprunté dans la vie, croire n’est-il pas reconnaître cette “interconnexion” entre soi-même, les êtres et le monde, et empli d’un respect profond pour ce miracle qu’est la Vie, tenter de conformer notre vie et nos actes à ce qui est grand, ce qui est beau, ce qui est juste et ce qui est vrai.

Dans cette vision des choses, l’incroyant est plutôt semblable à quelqu’un qui est “aveugle” sur sa véritable nature. Ouvrir les yeux sur ce que nous sommes vraiment au fond de nous-même apporte une Liberté extraordinaire auquel tout être aspire ici-bas.

Croire n’est alors plus seulement une question de suivre, mais de vivre, sentir, comprendre et … Aimer !

-A l’ultime extrême de l’Orient point l’Occident. Et inversement. « Comme la nuit s’enroule dans le jour, dit le Coran, et le jour dans la nuit ». La globalité du monde ne peut être perçue que dans le jeu de ces oppositions et complémentarités, ce jeu de miroir, entre ces deux hémisphères de notre planète. Mais au-delà de leur disposition géographique, l’Orient et l’Occident constituent d’abord des continents culturels et symboliques.
Les termes de mondialisation ou, pire encore, de « globalisation » expriment surtout la volonté d’une domination d’une aire culturelle sur un autre, d’un système triomphant grâce à des valeurs et systèmes d’organisation venus de l’Occident.

Cette domination, qu’elle cherche à s’exercer dans un sens ou dans l’autre, n’est jamais guère que provisoire, sinon le fruit d’une illusion d’optique. Le Soufisme à travers les siècles a su tisser des passerelles entre ces deux mondes et y faire voyager, à travers des colorations multiples, des idées, des valeurs, des symboles universels. Car seule une spiritualité authentique allie dans l’homme lui-même l’Orient de l’âme et l’Occident de la raison. Fait jaillir cette Lumière divine qui s’alimente d’ « un arbre béni, un olivier, qui n’est ni d’Orient ni d’Occident ». (Coran )
Ainsi en est-il de certaines valeurs partagées entre l’Orient et l’Occident de la

« Chevalerie spirituelle », du sens de l’élévation et de la noblesse du comportement humain. Celle par laquelle l’homme développe des qualités intrinsèques d’humilité, de générosité, de compassion, de courage, d’intégrité et bien d’autres encore, qui lui permettent d’être dans la meilleure articulation possible au réel et à la justesse de l’action.
C’est cet esprit de « Chevalerie » qui a présidé à l’association, chez les artisans et les corps de métiers, entre travail, éthique et valeurs spirituelles. Comme chez le chevalier le travail, ou l’action en général, n’est que la monture qui est dirigée par l’esprit qui en oriente le sens et la finalité.
Le travail est certes alimentaire, mais il n’est jamais « que cela ». C’est aussi l’un des vecteurs du développement de notre humanité.
La culture soufie nous ouvre aussi sur l’importance essentielle de la dimension du « féminin », et des valeurs qui lui sont attachées, dans tout développement sociétal.
Les figures de Layla, de Maya … puisées du patrimoine poétique arabe antéislamique, de l’amour courtois « Udhri » et platonique vont constituer les principaux symboles de l’amour universel des Soufis exprimé dans la poésie de Rabia al Adawiyya, de Hallaj, d’Ibn Arabi ou de Rumi. Ils vont aussi constituer la texture des expressions artistiques et musicales développées à travers l’extraordinaire diversité des cultures soufies de par le monde d’Afrique ou d’Europe, d’Orient ou d’Occident, moyens et extrêmes.
Le romantisme spirituel du Soufisme, qu’il soit exprimé par des hommes ou des femmes, a cependant accordé à ces dernières une signification symbolique essentielle qui est le préalable à la reconnaissance naturelle de l’importance de leur place et de leur rôle au sein de la société.
Dans cette fonction de médiation entre l’Orient et l’Occident, entre l’homme et la femme, le Soufisme développera aussi une capacité à trouver des solutions d’harmonisation et de complémentarité, d’une reconnaissance naturelle et féconde des différences et de la diversité, là ou peuvent s’installer des attitudes de rejet, de crispations, et de conflit. Il sait progressivement remplacer par un long processus de connaissance et de transformation de soi les logiques de la haine par celles de l’amour.


Le développement civilisationnel d’une société peut se mesurer à sa mise en œuvre des moyens par lesquels le plus simple citoyen peut avoir accès, par des relais multiples, au plus large patrimoine possible de connaissance, de culture et de spiritualité. Mais aussi à sa capacité d’affiner et de développer des liens sociaux, ou avec son environnement, dans le sens d’une très grande élévation et harmonie, que ces relations soient internes à ces sociétés ou définissent la philosophie de leur relations internationales. Le « développement civilisationnel » signifie en somme la possibilité de créer aujourd’hui selon des modalités concrètes et collectives, sociétales, une « civilisation de l’amour et de la connaissance ».
L’intensité de cette « énergie d’amour » qui circule dans ses colorations et expressions diverses, au sein de la société, constitue pour le Soufisme le cœur même de toute civilisation. Elle implique et englobe les dimensions d’équité et de justice.
C’est cette vocation qui est assignée aussi à sa dissémination et à sa diffusion, récurrentes, à travers le Festival de Fès de la « Culture Soufie ».